La Confédération paysanne dénonce vigoureusement les propositions de réforme de l’Organisation Commune des Marchés vitivinicoles, rendues publiques par la Commission européenne.

Pour trouver une solution à la crise viticole, l’Europe ne trouve rien de mieux que de préconiser un arrachage massif de vignobles. Pour justifier cette proposition, elle utilise l’argument de l’adaptation de l’offre à la demande. C’est un mensonge puisque, dans l’économie ouverte et totalement dérégulée que préconise aujourd’hui la Commission européenne, une telle orientation ne peut que créer un appel d’air pour des importations massives des pays tiers, c’est-à-dire bien souvent pour des vins élaborés sans aucun respect des droits humains, ni des réglementations sanitaires et oenologiques.

La Commission européenne utilise en réalité le puritanisme des pays du nord pour discréditer une profession et une culture millénaire, au seul bénéfice des grandes firmes transnationales du vin.

Chaque viticulteur ne peut que se sentir blessé par un tel mépris.

La Confédération paysanne a montré, en publiant ses propositions pour une autre réforme de l’OCM, que d’autres solutions sont possibles . Elle fait sienne l’exigence -déjà exprimée dans les collectifs vignerons languedociens- d’un débat parlementaire, sur le poids économique de la viticulture, l’emprise du vin dans nos sociétés contemporaines et la place essentielle prise par les viticulteurs de toute l’Europe dans l’aménagement des espaces, de la vallée du Rhin jusqu’au coteau du Douro, en passant par la Touraine….

Nous ferons en sorte de libérer les paroles vigneronnes et d’organiser la résistance ! Dès aujourd’hui, nous prendrons les contacts nécessaires pour construire des alliances honnêtes qui sauront s’opposer à la puissance inhibitrice des buveurs d’eau de la Commission européenne et au fatalisme instillé à tous les niveaux de la société…

Contacts : Pascal Frissant - 06 87 37 08 85 Jean-François Chapelle - 06 74 08 42 78 Serge Azaïs - 06 89 90.84 10