Les Verts condamnent la riposte violente et disproportionnée d’Israël à l’enlèvement d’un de ses soldats, Gilad Shalit, par des factions combattantes palestiniennes, à l’occasion de l’attaque d’un poste militaire israélien.
L’arrestation de 64 responsables palestiniens dont 8 ministres, 20 députés et le président du Conseil législatif palestinien est un acte de guerre qui risque d’annihiler l’avancée décisive pour la reprise de négociations de paix que représente la signature, avant-hier, par l’ensemble des partis palestiniens, y compris le Hamas, du « texte des prisonniers » reconnaissant implicitement l’Etat d’Israël. Ces arrestations s’inscrivent dans le cadre d’une intervention militaire massive : 5000 soldats appuyés par des blindés, l’aviation et des hélicoptères de combat ont envahi le sud de la bande de Gaza, des ponts et une centrale électrique ont été détruits, plongeant la zone de Gaza dans le chaos, reculant encore les limites du désespoir de sa population ghettoïsée. Il s’agit d’une véritable punition collective sous le prétexte improbable de la libération de Gilad Shahit
Les Verts condamnent la violence comme arme politique de toutes parts, ils condamnent aussi bien l’enlèvement de Gilad Shalit dont ils demandent la libération, que les atteintes massives aux droits de l’Homme d’Israël, qui détient des milliers de Palestiniens dont de nombreux prisonniers politiques dont ils demandent également la libération. Ils appellent les deux camps à cesser les violences, en rappelant qu’elles font beaucoup plus de victimes palestiniennes qu’israéliennes, et à reprendre le chemin du dialogue.