Ce plan n’est guère plus qu’un catalogue de bonnes intentions dans lequel les ministères ont omis de préciser quels étaient les moyens pour les mettre en œuvre, si ce n’est la sempiternelle promotion de l’agriculture raisonnée. Alors même que l’expertise scientifique de l’INRA et du Cemagref (commandée par les mêmes ministères) concluait que cette agriculture répondait à un objectif de réduction de l’utilisation des pesticides de manière très limitée et que son coût était très élevé.
Alors que la France est le 1er utilisateur de pesticides en Europe et le 3ème au niveau mondial, que plus de la moitié des eaux souterraines sont polluées par les pesticides et 80% des eaux superficielles, la Confédération paysanne attendait des mesures fortes qui permettent d’inverser cette tendance.
L’expertise scientifique collective constate « (…) A long terme, ils (les pesticides) favorisent le développement des manières de produire et de protéger qui sont des non-sens agronomiques, économiques, ou environnementaux. Depuis plusieurs décennies, l’agriculture française et la recherche qui l’accompagne, se développent sous un écran de produits chimiques qui masquent ces réalités agronomiques, économiques, ou environnementales. »
L’écran n’est pas près de se dissiper !
Il ne s’agit encore là que d’un effet d’annonce du gouvernement qui se garde bien de toucher aux intérêts des industriels de l’agrochimie, au détriment de la santé publique et de l’environnement.
Contacts : Jean Sabench, responsable de la commission : 04.67.97.16.31 Chantal Jacovetti, Secrétaire nationale : 06.71.97.54.60