Verdict du procès de Montpellier : La cour condamne les actions syndicales symboliques et non-violentes


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Marid 18 juillet, une centaine de militants se sont rendus devant le tribunal de Montpellier pour entendre le verdict, réagir, et distribuer du lait et des tracts aux passants.

Si le tribunal n’a pas suivi les réquisitions délirantes du procureur à l’encontre des 16 syndicalistes (qui réclamait 8 mois de prison ferme pour Jean-Emile Sanchez), il a tout de même condamné les paysans à des amendes jusqu’à 3 000 euros. (Voir le communiqué de presse de la Conf et de ces partenaires )

Près d’une trentaine de mobilisations se sont déroulées le même jour dans les régions pour protester contre la condamnation de l’action syndicale et de la défense d’un revenu décent pour les producteurs : pique-niques festifs, manifestations et prises de parole devant les préfectures, les tribunaux et devant des usines Lactalis…

A Laval en Mayenne, 50 militants ont manifesté devant le siège de Lactalis. Une délégation composée notamment de Guy Bessin (secrétaire national du syndicat) et Yves Leperlier, (représentant la Confédération paysanne à l’ONILAIT : Office national Interprofessionel du Lait et des produits laitiers) a interpellé Mr. Trévillot, directeur du groupe, sur la répression envers les actions syndicales symboliques et sur la baisse de prix vécue par les paysans.

Mr. Trévillot a affirmé sévèrement que Lactalis ne peut pas accepter des actions de type « récupération de produits », ce à quoi la Conf a répondu que les paysans ne peuvent pas accepter le préjudice de baisse de revenu.

Par ce verdict, le tribunal a montré de quel côté il se situe : la défense de l’agro-industrie au dépend des petits paysans en détresse. Aux yeux de la Conf’ , ce verdict ne fait que conforter la légitimité de la lutte.