Thierry Breton, ministre de l’Économie, des finances et de l’industrie annonce le lancement de l’ouverture du capital par introduction en bourse d’Aéroports de Paris le mercredi 31 mai 2006, suite au visa de l’Autorité des marchés financiers sur les modalités de cette opération.

Le Gouvernement a décidé d’ouvrir le capital d’Aéroports de Paris pour permettre à l’entreprise de conforter sa situation financière et d’être en mesure de mobiliser des ressources nouvelles pour financer son développement, et en premier lieu un programme d’investissements sans précédent. D’un montant de plus de 2,7 Md € sur les cinq prochaines années, ces investissements ambitieux sont indispensables pour accroître, conformément aux orientations fixées par le Premier ministre, Dominique de Villepin, l’attractivité de notre territoire. Ils permettront à Aéroports de Paris de conforter sa place comme l’une des principales portes d’entrée de l’Europe et d’être l’un des sites d’échanges les plus performants, à un moment où les autres grands aéroports européens ont tous engagé des programmes de développement importants. Grâce à l’ouverture de son capital, le groupe Aéroports de Paris aura les moyens de se moderniser, de se développer, d’améliorer son efficacité, et d’offrir le meilleur service à ses clients.

Cette introduction en bourse se fera sous la forme d’une augmentation de capital, assortie d’une cession d’actions détenues par l’État. Les titres seront proposés aux particuliers, aux investisseurs institutionnels et aux salariés et anciens salariés du groupe Aéroports de Paris.

Si les conditions de marché le permettent, il sera procédé à la cession d’un maximum de 15,4 millions d’actions et à la création d’un maximum de 14,6 millions d’actions nouvelles (y compris l’offre réservée aux salariés et l’option de surallocation, avant exercice de la clause d’extension).

Le ministre de l’Économie, des finances et de l’industrie pourra en outre décider d’augmenter le nombre de titres cédés par l’État d’un maximum de 4,5 millions d’actions, pour porter le nombre total de titres cédés par l’État à 19,9 millions d’actions (y compris l’offre réservée aux salariés et l’option de surallocation, après exercice de la clause d’extension).

L’opération, avant exercice de la clause d’extension, porterait sur un montant total de 1 217 M €, réparti en 617 M € de cession de l’État et 600 M € d’augmentation de capital (y compris l’offre réservée aux salariés sous hypothèse d’une souscription totale des salariés à l’offre, et après exercice intégral de l’option de surallocation). En cas d’exercice de la clause d’extension, le produit de cession pour l’État serait porté à environ 800 M € (y compris l’offre réservée aux salariés sous hypothèse d’une souscription totale des salariés à cette offre, et après exercice intégral de l’option de surallocation).

Les salariés et anciens salariés d’Aéroports de Paris se verront offrir la possibilité de souscrire jusqu’à 10 % du total de l’offre dans des conditions préférentielles, conformément à la loi.

L’offre destinée aux particuliers se fera sous forme d’une offre à prix ouvert, précédée d’une période de réservation. Ils bénéficieront notamment d’une décote de 1 euro par rapport au prix qui sera offert aux investisseurs institutionnels et seront exonérés des droits de garde pendant 18 mois.

La fourchette de prix indicative pour les actions cédées aux investisseurs institutionnels est de 42,0 à 48,5 euros. La fourchette de prix indicative pour les actions cédées aux investisseurs particuliers est de 41,0 à 47,5 euros.

La période des offres débutera le 31 mai 2006 et devrait s’achever le 14 juin 2006.

À l’issue de ces opérations, sur la base d’un prix par action situé en milieu de fourchette indicative et d’une répartition équilibrée entre l’offre à prix ouvert et le placement global garanti après option de surallocation, après l’offre réservée aux salariés (sous réserve d’une souscription totale par les salariés et y compris les actions gratuites qui leur seront attribuées par l’État dans ce cadre conformément à la loi), et en cas d’exercice intégral de l’option de surallocation, l’État devrait in fine détenir entre 67,4 % du capital d’Aéroports de Paris (en cas d’exercice de la clause d’extension) et 71,6 % (en l’absence d’exercice de la clause d’extension).

Contacts presse :
Cabinet de Thierry BRETON : 01 53 18 41 35

Annexe technique : Introduction en bourse d’Aéroports de Paris

Structure de l’offre

L’offre d’actions d’Aéroports de Paris sera réalisée par :

  • une offre à prix ouvert ;
  • un placement auprès d’investisseurs institutionnels français et étrangers ;
  • une offre réservée aux salariés et anciens salariés du groupe Aéroports de Paris.

L’offre à prix ouvert pourra représenter entre 30 % et 70 % des titres offerts aux institutionnels et aux particuliers avant option de surallocation.

L’offre portera sur un nombre maximum de 10,7 millions d’actions existantes et 12,8 millions d’actions nouvelles (hors offre réservée aux salariés, hors option de surallocation et avant clause d’extension). Le ministre de l’Économie, des finances et de l’industrie pourra en outre décider d’augmenter le nombre de titres cédés par l’État (hors offre réservée aux salariés et avant option de surallocation) d’un maximum de 3,5 millions d’actions pour porter le nombre total de titres cédés par l’Etat à 14,2 millions d’actions (hors offre réservée aux salariés, hors option de surallocation).

Par ailleurs, l’État et la société consentiront aux banques chargées du placement institutionnel une option d’acquisition, de 3,52 millions d’actions au maximum (dont 1,76 millions d’actions existantes et 1,76 millions d’actions nouvelles) avant exercice de la clause d’extension, et de 4,05 millions d’actions au maximum (dont 2,29 millions d’actions existantes et 1,76 millions d’actions nouvelles) après exercice de la clause d’extension, qui pourront être cédées dans le cadre de l’exercice de l’option de surallocation.

Les particuliers

Les personnes de nationalité française ou résidentes ou ayant la qualité de ressortissant d’un État membre de l’Union européenne ou d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen pourront bénéficier pour l’offre à prix ouvert d’une priorité d’achat jusqu’à concurrence de 2 000 euros. Les demandes devront porter sur un minimum de 200 euros.

Dans le cas où la demande de titres sur les ordres prioritaires dépasserait l’offre, l’État devra procéder à une réduction. Toutefois, un ordre passé pendant la période de réservation, s’il devait être réduit, sera au moins deux fois mieux servi qu’un ordre équivalent passé hors période de réservation. Les personnes physiques bénéficieront d’une décote de 1 euro par action et de l’exonération des droits de garde pendant 18 mois.

La période de réservation se déroulera du 31 mai au 12 juin inclus et l’offre à prix ouvert se déroulera du 13 juin au 14 juin inclus.

Les investisseurs institutionnels

Le placement auprès d’investisseurs institutionnels sera effectué selon la procédure de construction d’un livre d’ordres.

Pour faciliter ce processus et conformément aux usages en vigueur pour les introductions en bourse, les établissements bancaires responsables du placement indiquent que le prix des actions cédées aux investisseurs institutionnels pourrait être situé dans une fourchette comprise entre 42,0 euros et 48,5 euros. Cette information est donnée à titre indicatif. Elle ne préjuge pas du prix qui sera finalement retenu.

Les allocations des titres offerts aux investisseurs institutionnels s’effectueront notamment sur la base des critères suivants : la capacité des investisseurs retenus à assurer un développement ordonné du marché secondaire, la quantité demandée et la sensibilité au prix des demandes exprimées par ces investisseurs.

La période d’offre aux investisseurs institutionnels sera de même durée que la période d’offre aux particuliers (période de réservation et période d’offre à prix ouvert).

L’offre réservée aux salariés et anciens salariés du groupe Aéroports de Paris

Conformément à la loi, 10 % des titres de l’offre totale seront proposés dans des conditions préférentielles aux salariés et anciens salariés du groupe Aéroports de Paris, ce qui représente un nombre maximum d’actions compris, suivant les modalités d’exercice de l’option de surallocation, entre 2,6 et 3,0 millions d’actions avant exercice de la clause d’extension et entre 3,0 et 3,5 millions d’actions après exercice de la clause d’extension.