A l’occasion des négociations du Plan de Développement Rural Hexagonal et des assises régionales de l’installation, organisées par le ministere de l’agriculture et le seul syndicat « Jeunes Agriculteurs » (section jeune de la FNSEA), la Confédération paysanne a interpellé Dominique Bussereau et Bernard Layre sur les criteres discriminants d’acces aux aides nationales a l’installation en agriculture.
Ce dernier a choisi la voie de la polémique et du mépris, et a refusé délibérément d’apporter des réponses a 40% des nouveaux installés actuellement exclus de la politique nationale d’installation en affirmant qu’il est nécessaire de maintenir le critere de 1 SMI (Surface Minimum d’Installation).
Cette réponse est d’ailleurs contradictoire avec le projet de rapport d’orientation du prochain congres des « Jeunes Agriculteurs » qui reprend, et on doit s’en féliciter, des revendications déja largement exprimées par la Confédération paysanne pour l’acces au statut d’agriculteur : a savoir la suppression du critere de la 1 SMI qu’ils proposent de remplacer par la preuve d’un acte de production.
La notion de viabilité économique est essentielle pour déterminer la pérennité de toute installation agricole, mais le niveau de revenu ne peut en etre le seul élément d’évaluation. C’est pourquoi d’autres criteres tel qu’un faible taux d’endettement s’averent pertinents a prendre a compte. Cela a d’ailleurs déja été mis en application dans plusieurs départements, sous l’impulsion de la Confédération paysanne, pour l’acces aux aides a l’investissement du « Plan Bâtiments d’élevage ». Nos propositions dans le domaine économique sont donc réalistes et partiellement réalisées, et une application nationale pour les aides a l’installation n’aurait rien d’absurde.
Ces constats prouvent, si besoin est, la pertinence des revendications de la Confédération paysanne qui continuera de revendiquer la prise en compte par les pouvoirs publics de la grande diversité des démarches d’installation en agriculture.
Contacts : Chantal Jacovetti, Secrétaire nationale : 06 71 97 54 60 Régis Hochart, Porte-parole national : 06 08 75 00 73