Les déclarations de François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, candidat UMP à l’élection présidentielle, contre les régimes spéciaux représentent une nouvelle provocation de la part de la droite.

Les Verts estiment que la question des retraites et la sauvegarde du régime par répartition, pilier de la solidarité nationale, méritent mieux que des annonces dont l’objectif est en fait d’opposer à l’approche des échéances électorales les salariés, ceux du public et du privé, ceux qui relèvent du régime général et ceux des régimes spéciaux. C’est une vielle recette de la droite que de s’attaquer à ceux qu’elle qualifie de privilégiés.

Les Verts considèrent que le véritable défi pour l’avenir, c’est le sort des futurs précaires qui n’auront pour vivre à la retraite que le minimum vieillesse.

Le déficit des régimes spéciaux représente entre 2 et 5% du déficit total prévisionnel des retraites jusqu’en 2050. Désigner à la vindicte populaire les régimes spéciaux est pure démagogie. Les Verts rappellent par ailleurs que le déficit s’explique aussi par une politique de compression salariale.

Les Verts rappellent leur attachement au régime par répartition et estiment qu’un régime de retraite doit être universel pour être efficace. Si les différences de situation dans les régimes de retraite posent question, les Verts jugent que tout débat sur les retraites doit être mené avec les organisations syndicales.


Sergio Coronado
Porte-parole


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