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Jeudi, 7 septembre 2006

Pascal Marcelin présente son ”’Best of Ampico…” chez Musicalame

Pascal Marcelin sera chez Musicalame jeudi 14 septembre à partir de 19h30. Assisté de Sylvain Jaudon et Jean-Noël Régnier, il présentera son fabuleux album Best of Ampico Classics qui restitue, en réalité virtuelle, les interprétations des plus Grands Pianistes d’autrefois (Busoni, Rachmaninov, Lhevinne, Rosenthal, Levitzki, …).

Dans la lignée de Franz Liszt, est apparue, à la fin du XIXème et au début du XXème siècle, toute une génération de pianistes virtuoses, devenus pour certains des mythes des salles de concert. Depuis quelques années, on avait pu connaître un témoignage de leur talent grâce à certains « repiquages » sur CD. Mais on gardait une certaine frustration, car il était difficile de pallier les limites des techniques d’enregistrement de l’époque : surtout bruits de fond et pauvreté du son, sans parler de la mécanique des instruments.

L’intérêt majeur du travail de Pascal Marcelin est d’aller au plus près de ce qu’ont pu entendre les auditeurs d’alors, à partir de « rouleaux perforés » enregistrés dans le premier tiers du XXème siècle. Sa maîtrise des techniques informatiques lui a permis de reconstituer en ordinateur le son du piano et de ressusciter le jeu des virtuoses de cette grande période, avec la qualité d’un instrument et d’une gravure modernes. Le résultat est vraiment surprenant.

Ainsi, il est extrêmement émouvant de retrouver un Ferrucio Busoni, éminent compositeur, mais surtout peut-être fabuleux pianiste et transcripteur d’oeuvres orchestrales. Nous réalisons ce qu’a pu être la magie de son jeu, à partir de l’Étude de concert de Liszt, présente sur le disque.

Par Serge Rachmaninov, brillant virtuose lui aussi et compositeur flamboyant pour le clavier, quelle redécouverte, dans leur première splendeur, de pages qui devaient faire vibrer ses auditeurs (Liebestreud, Élégie) !

Liszt de nouveau, avec La Lorelei, jouée par cet autre Russe qu’est Josef Lhevinne. Une noble figure, qui privilégia l’enseignement avec sa femme Rosina, parallèlement à ses tournées de concerts. La Sonate « Clair de lune » de Beethoven nous offre peut-être un exemple majeur de l’ambiance créée par Ignacy Jan Paderewski, musicien extraordinaire autant que patriote polonais et homme d’état éminents. La qualité sonore nous a beaucoup séduit.

Ces quatre artistes ont eu les honneurs des éditeurs de disques. Mais qui de nos jours, à part les aficionados, connaît Misha Levitzki ou Tina Lerner, qui sonnent pourtant excellemment ici dans Chopin (Polonaise brillante) ? Ou Richard Buhlig (étonnante Alouette de Glinka/Balakirev) ? Ou ce disciple de Claude Debussy, Maurice Dumesnil, qui fait miroiter La Campanella de Liszt/Paganini ? Ou encore Moritz Rosenthal, dans son Caprice viennois ? Ces deux morceaux présentent d’ailleurs de petits « accidents » : claquement des touches dans l’aigu, petits défauts de justesse même parfois, nous a-t-il semblé. Sans doute voulus par Pascal Marcelin au nom de la vérité !? Ça ne manque pas d’un certain charme !

Le maître d’oeuvre nous donne bien d’utiles renseignements techniques sur sa réalisation, de même que des éléments biographiques sur les artistes qu’il a choisis. On lit notamment avec intérêt ce qu’il rapporte de l’Original Piano Trio (ah ! son « jazzy » Chant indien de Rimski-Korsakov !) et de l’AMerican PIano COmpany). Mais on aurait aimé des indications plus précises sur les dates des fameux « rouleaux » d’origine.

Dommage que ces « rouleaux » n’aient pas existé pour d’autres instruments comme le violon ou la voix chantée. Nous serions alors comblés. Peut-être que l’ingéniosité de Pascal Marcelin nous permettra un jour de retrouver, aussi bien magnifiés, tant d’autres trésors.

Roger THOUMIEUX,
Président du Mozarteum de France

Musicalame
15, rue Pizay
69001 Lyon
Tel. 04 78 29 01 34

L’entrée est libre et tous les amoureux de la Musique sont conviés à cette belle soirée d’échange et de convivialité.

Mardi, 11 juillet 2006

IMPRESSIONS D’UN PETIT FESTIVAL DANS LE « BEAUJOLAIS VERT »

Venant de la touffeur lyonnaise, le voyageur-mélomane respire enfin au milieu des sapins, à 700 mètres d’altitude, dans ce village de Saint-Appolinaire, qui offre de merveilleuses échappées sur les monts de Tarare et au-delà. L’église, reconstruite au XIXème siècle en haut du village, est un joyau illuminé par de beaux vitraux et doté d’une bonne acoustique.

C’est là que, depuis 2001, Jean Bacot organise des soirées consacrées au piano et à la musique vocale, avec le concours d’artistes amis de haut niveau. Ces concerts sont placés sous le patronage de la Paroisse et du Comité des Fêtes de Saint-Appolinaire et s’inscrivent dans le cadre des activités culturelles de la Communauté de Communes. Cette année, le projet était celui d’un petit festival dans le « Beaujolais vert », puisque trois concerts devaient se succéder les 7 et 8 juillet.

Vendredi, Pascal Roy, médecin et pianiste, assura l’ouverture dans un récital consacré à Beethoven, Liszt et Chopin. Virtuose accompli, il fit courir avec brio le ruissellement poétique de la Sonate « Waldstein » de Beethoven. En deuxième partie, il maîtrisa superbement l’architecture de la Sonate en si mineur de Liszt, conçue en un seul mouvement aux épisodes contrastés. Comme bis, il offrit une magistrale Étude n° 1 de Chopin, avant de retrouver Beethoven pour conclure, avec une Sonate « Clair de lune » au recueillement très habité.

Le deuxième concert du vendredi commença par des Lieder de Mozart, sous le signe du deux-cent-cinquantième anniversaire du compositeur. Mais la soirée dut être interrompue, Jean Bacot étant subitement pris d’un malaise nécessitant son hospitalisation. Selon sa volonté, il fut décidé que serait maintenu le concert du samedi, dont il devait tenir initialement la partie de piano.

En moins de vingt-quatre heures donc, Pascal Marcelin (informaticien et pianiste), Anne Vink, (chanteuse professionnelle venue de Bruxelles) et Georges Aloy (pianiste et professeur au CNR de Lyon) conjuguèrent leurs efforts pour élaborer le nouveau programme du samedi soir.

En prologue, Pascal Marcelin ne joua pas la facilité avec la Fantaisie en ré mineur K 397, les effets pathétiques le cédant brusquement à la badinerie, dans un esprit d’improvisation mozartienne très mobile.

Après un Lied de Mozart (Sentiment du soir), accompagné aussi par Pascal Marcelin, la soprano Anne Vink et le pianiste Georges Aloy, tous deux en grande forme, nous transportèrent du Lied allemand à la mélodie française.

Avec un égal bonheur, Anne Vink sut trouver les divers accents du lyrisme schumannien voulant « chanter à en mourir, comme le rossignol ». Ce fut l’intensité de Lotosblume (Fleur du Lotus), la fièvre contenue de die Stille (Le secret), puis la grandeur cosmique de Mondnacht (Nuit de lune). En parfaite symbiose avec son talentueux partenaire au piano, Anne Vink donna toutes ses nuances à l’amour conjugal épanoui, non sans quelques ombres, dans Frauenliebe und Leben (L’amour et la vie d’une femme).

Clin d’œil au centenaire en 2007 d’Edvard Grieg, le chantre de la Norvège, quelle bonne idée d’avoir retenu ces deux pages qui font alterner poignante mélancolie (Le temps des roses) et chant d’amour ardent (Je t’aime) ! L’aigu lumineux d’Anne Vink fit resplendir aussi la délicieuse chanson de Solveig, extraite de Peer Gynt, pour terminer cette première partie romantique.

La deuxième partie était consacrée à de la musique du XXème siècle, et s’ouvrait par une jolie mélodie de jeunesse de Claude Debussy (Voici que le printemps), et deux pièces de l’Américain Samuel Barber, dont une sorte d’hymne à la nuit (Sure on this shining night).

Puis ce furent des extraits d’un cycle de mélodies, inspirées à Georges Aloy, en hommage à sa ville, par le recueil Regards obliques sur Lyon, du poète Jean Vuaillat. Subtiles comme des aquarelles (Quais) ou contrastées comme des eaux-fortes (Banlieues), ces pages exaltent l’atmosphère du texte. D’une écriture très heureuse pour la voix, elles sont rehaussées par une riche texture instrumentale. L’auteur au piano et la chanteuse surent en faire apprécier l’élégance toute française.

Le concert prit fin avec trois mélodies d’Érik Satie, (La statue de bronze, Daphénéo, Le Chapelier). Osé en pleine Guerre de 14-18, un nonsense ironique pleinement saisi par les interprètes.

Salués par les applaudissements d’un public attentif et fervent, ils durent bisser la chanson de Solveig. Ils avaient magnifiquement relevé le défi imposé par les circonstances. Les nouvelles rassurantes sur l’état de santé de Jean Bacot permettaient de clore la soirée autour d’un Verre de l’amitié à la Salle Claude Giraud de la Mairie.

En vue de développer les soirées musicales dans les années à venir, l’association « St Appolin’Airs & Musiques » sera créée. La date de l’assemblée générale constitutive sera communiquée prochainement.

Dans le cadre de ces soirées 2006, Pascal Marcelin présentait le CD qu’il a réalisé à partir de « rouleaux » enregistrés au début du XXème siècle. Sa maîtrise des techniques informatiques lui a permis de reconstituer en ordinateur le son du piano et de ressusciter le jeu des grands virtuoses de l’époque, avec la qualité d’un instrument et d’une gravure modernes.
Roger THOUMIEUX
Lundi, 26 juin 2006

Saint-Appolinaire (Beaujolais vert)�: Trois concerts, deux soirées de détente au cours de l’été et un CD…

Le plaisir des musiciens et l’enthousiasme du public qui remplit la petite église (excellente acoustique) permet de proposer pour cette saison trois programmes sur deux jours. Ainsi le 7 juillet à 18 heures 30 il est proposé un récital de piano par Pascal ROY dans un programme Beethoven (Sonate Waldstein), Liszt (Sonate en si mineur) et Chopin. Le même jour à 20 heures 30, Anne VINK soprano, sera accompagnée par Georges ALOY et Jean BACOT dans un programme allant de Mozart à Poulenc en passant par Schumann, Grieg et Barber et dans des ouvres de deux compositeurs invités et présents : Georges ALOY et Guillemette MARRANNES.

Le lendemain 8 juillet � 20 heures 30 un récital ��Duos voix et piano�� avec Héléne OBADIA, mezzo soprano qui revient pour la deuxi�me fois, et Anne VINK, accompagn�es par Jean BACOT. Le programme permettra d’entendre séparément et en duos les deux artistes lyriques dans des ouvres de Berlioz, Faur�, Gounod, Ledru, Mendelssohn, Poulenc et Schumann.

L’entrée est libre pour les trois concerts. Le verre de l’amiti� sera offert � la Claude Giraud aprés le concert du 7 juillet et aprés le second concert le 8 juillet.

L’association ��St Appolin’Airs en Musiques�� sera cr��e. La date de l’assembl�e g�n�rale constitutive sera communiqu�e � cette occasion.

Durant ces deux jours, Pascal MARCELIN, pr�sentera son album-CD intitul� “Best of Ampico Classics” qu’il a, en partie, r�alis� au village. Il s’agit d’un travail ��extra-ordinaire et important�� de r�surrection du ��jeu�� de prestigieux pianistes tels que BUSONI, PADEREWSKI, DUMESNIL ou encore RACHMANINOV au d�but du 20�me si�cle.

Les enregistrements-t�moins qui ont servi de base � la r�alisation de ce merveilleux album de “r�alit� virtuelle” avaient �t� effectu�s selon le proc�d� AMPICO (AMerican PIano COmpany). Par opposition � des enregistrements sonores, ce sont les mouvements des touches et des p�dales qui �taient enregistr�s � mesure que le pianiste jouait. Aujourd’hui, AMPICO est le nom de l’association qui soutient l’�dition de ce premier album public virtualis� par Pascal MARCELIN.

Musicologues, amateurs et m�lomanes se doivent d’�couter ces enregistrements t�moins d’un si�cle de musique dans un confort d’�coute d’aujourd’hui. Pour plus d’informations, visitez http://www.ampico.biz

H�l�ne OBADIA, mezzo soprano. Premier Prix de Conservatoire National Sup�rieur de Musique de Paris, membre Groupe Vocal de France puis de la troupe de l’Op�ra d’Osnabr�ck (Allemagne) o� elle chante le r�pertoire de Mozart � Berg. Elle a chant� au Mozarteum de Salzbourg. Artiste en r�sidence � l’Op�ra de Lyon, H�l�ne OBADIA est actuellement soliste de l’ensemble vocal B. T�tu, elle donne de nombreux r�citals et enseigne le chant. Elle vient tout r�cemment de chanter le Requiem de VERDI avec l’OSL sous la direction de Ph. FOURNIER lors du concert d’inauguration de l’Amphith��tre 3000 de la Cit� internationale � LYON.

Anne VINK a �tudi�e � l’Acad�mie de Musique et des Arts de la Parole de Bruxelles aupr�s de Paule Daloze et s’est perfectionn�e aupr�s de Mich�le Ledroit, Rossana Bertin, Fran�ois Le Roux, et Marie-Claude Solanet) Elle aborde en concert des univers aussi diff�rents que la musique baroque italienne du Seicento, le Lied et la M�lodie et les airs d’op�ra de Mozart pour lesquels elle a cr�� un spectacle complet donn� � Schaerbeek en octobre�2003 dans le cadre du cycle “D�couverte de l’Art Lyrique”. Depuis 2001, elle s’est ouverte � d’autres univers musicaux (musiques soufi et arm�nienne). Elle cr�e aussi des spectacles musicaux pour les enfants (Saint-Nicolas, Histoires de b�tes) et travaille actuellement avec la claveciniste Sonia Ferro � un spectacle de musique classique con�u pour les enfants des �coles primaires.

Georges ALOY, ancien organiste de la Basilique de Fourvi�re, est professeur d’�criture musicale au CNR de LYON .

Pascal ROY, pianiste amateur, est professeur � la facult� de m�decine.

Jean BACOT, pianiste amateur r�sidant au village, qui propose et anime ces concerts depuis 2001, est professeur des universit�s. Ancien �l�ve de Simone DAUBIAN pour le piano, puis au CNR de LYON (classe d’orgue de Louis Robilliard), Jean Bacot a �t� Laur�at du Concours National d’Orgue Paris 1972. Ancien organiste de Saint Augustin de Lyon, il se consacre depuis quelques ann�es � la m�lodie et au lied. Il a accompagn� � plusieurs reprises H�l�ne OBADIA et Anne VINK.

Ces concerts sont plac�s sous le patronage de la Paroisse et du Comit� des F�tes de Saint-Appolinaire et s’inscrivent dans le cadre des activit�s culturelles de la Communaut� de Communes.

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