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Vendredi, 16 juin 2006

Balance des paiements - avril 2006

Résultats provisoires (selon les données établies par la Banque de France)

1. Résultats mensuels

1.1. Le solde cvs du compte de transactions courantes s’améliore en avril 2006, à - 0,9 milliard d’euros contre - 2,1 milliards en mars et - 3,9 milliards en février.

1.1.1. Le déficit cvs des échanges de biens est quasiment stable ce mois-ci, à - 2,0 milliards, dans un contexte de poursuite de la croissance des exportations et des importations.

1.1.2. Les services hors voyages voient leur solde cvs se redresser de 0,3 milliard pour atteindre l’équilibre, grâce à une baisse des dépenses plus prononcée que celle des recettes.

1.1.3. Le solde cvs des voyages reste stable, autour de 750 millions d’euros.

1.1.4. Le solde cvs des revenus progresse de 1,3 milliard pour s’établir à 2,1 milliards en avril.

1.1.5. Les transferts courants nets à destination de l’étranger augmentent de 0,6 milliard en avril, à 1,8 milliard.

1.2. Les opérations enregistrées au compte financier se soldent par des entrées nettes de 5,3 milliards d’euros en avril 2006.

1.2.1. Les investissements directs français à l’étranger sont en forte hausse, à 10,5 milliards, dont les deux tiers sous forme de prêts et flux de trésorerie à destination de filiales étrangères. Les investissements directs étrangers en France progressent également ce mois-ci, à 8,1 milliards. Au total, ces opérations occasionnent des sorties nettes de 2,4 milliards.

1.2.2. Les investissements de portefeuille se soldent par des sorties nettes de 10,7 milliards ce mois-ci, qui contrastent avec les entrées de capitaux observées le mois précédent. Les achats de titres étrangers par les résidents rebondissent fortement, à 17,1 milliards : les ventes nettes d’actions et titres d’OPCVM à hauteur de 13,2  milliards sont en effet largement compensées par des achats nets d’obligations pour 23,4 milliards et de titres du marché monétaire pour 6,9 milliards. Sur titres français, les non-résidents ont vendu pour 7 milliards d’actions et titres d’OPCVM. En revanche ils acquièrent des obligations pour 11,1 milliards et des instruments du marché monétaire pour 2,3 milliards. Tous instruments confondus, les non-résidents ont acquis des valeurs du Trésor à hauteur de 6 milliards.

1.2.3. Les « autres investissements » dégagent des entrées nettes de 20,3 milliards en avril contre 10,3 milliards le mois précédent. Les engagements nets des IFM s’accroissent en particulier de 28,8 milliards sur le mois.

2. Résultats cumulés

2.1. En données brutes, le compte de transactions courantes présente un déficit de 5,3 milliards d’euros sur les quatre premiers mois de 2006, contre un déficit de 11,3 milliards lors de la même période en 2005.

2.1.1. Par rapport aux quatre premiers mois de 2005, le solde des biens se dégrade de 0,7 milliard, affichant un déficit de 9,2 milliards. Les importations et les exportations en valeur sont chacune en progression d’environ 11,5 %, la légère dégradation du solde tenant principalement au déséquilibre initial des échanges.

2.1.2. Les échanges de services hors voyages se dégradent également, avec un déficit qui s’accroît de 0,7 milliard, à 1,3 milliard. Les dépenses diminuent d’un peu plus de 2 %, mais la baisse des recettes est plus marquée (- 6,6 %).

2.1.3. L’excédent des voyages s’est légèrement réduit, à 1,3 milliard, contre 1,6 milliard au cours des quatre premiers mois de 2005. Tandis que les recettes progressent faiblement (+1 %), les dépenses des résidents à l’étranger augmentent plus rapidement (+4 %).

2.1.4. L’excédent des revenus s’établit à 7,8 milliards sur les quatre premiers mois de l’année..

2.1.5. Les transferts courants nets à destination de l’étranger diminuent de 0,9 milliard d’un début d’année à l’autre, à 3,8 milliards.

2.2.Sur les quatre premiers mois de 2006, le compte financier affiche un solde positif de 38,6 milliards d’euros.

2.2.1. En cumul depuis le début de l’année, le solde des investissements directs est quasiment à l’équilibre (- 0,4 milliard). Si les investissements directs français à l’étranger sont stables par rapport à l’année dernière, à 23,5 milliards, les investissements étrangers en France progressent de 47 % par rapport au début de l’année dernière, à 23,1 milliards, témoignant de l’intérêt des investisseurs étrangers pour la France.

2.2.2. En cumul depuis janvier 2006, les investissements de portefeuille présentent un solde débiteur de 38,8 milliards, en hausse de 60 % par rapport aux premiers mois de 2005. En effet, si les achats des non-résidents en titres français augmentent très légèrement à 42,9 milliards (contre 41,7 milliards il y a un an), les achats de titres étrangers par les résidents progressent plus fortement (+ 25 %), à 81,7 milliards, malgré des ventes nettes d’actions pour 2,1 milliards. Les résidents ont augmenté de près de 23 milliards leurs achats d’obligations étrangères. Les non-résidents ont augmenté leurs acquisitions d’actions et d’obligations mais ont réduit leurs achats d’instruments du marché monétaire.

2.2.3. Les « autres investissements » (dépôts-crédits) traduisent une progression très marquée des engagements nets des résidents au cours des quatre premiers mois de 2006, qui triplent à 79,6 milliards. Cette évolution est essentiellement expliquée par le comportement des IFM, dont les engagements nets augmentent fortement, puisqu’ils s’élèvent à 87,8 milliards depuis le début de l’année, contre 11,2 milliards l’an dernier à la même période.

2.2.4. Sur les quatre premiers mois de 2006, les erreurs et omissions nettes s’établissent à - 33,5 milliards, mais en cumul sur 12 mois glissants, elles reviennent à - 6,9 milliards.

Jeudi, 8 juin 2006

Les réserves officielles de change à la fin du mois de mai 2006

En conformité avec la Norme Spéciale de Diffusion des Données (NSDD) du FMI, telle qu’appliquée au sein du Système Européen de Banques Centrales, les avoirs mensuels de réserves et les disponibilités en devises sont depuis mai 2000 valorisés en euros sur la base des cours de change de fin de mois.

Les réserves officielles de change de l’État s’élèvent à la fin du mois de mai 2006 à 79 353 M € (102 112 M USD) contre 79 268 M € (99 378 M USD)à la fin du mois d’avril 2006, soit une augmentation de 85  M €, qui intègre, comme indiqué ci-dessus, l’incidence des modalités de valorisation aux cours de change de fin de mois.

Les réserves de l’État se répartissent comme suit :

Réserves en or 45 025 M €
Réserves en devises 32 470 M €
Créances sur le FMI 1 858 M €

1/Les réserves en or ont diminué de 1 190 M €.

2/Les réserves en devises ont augmenté de 1 301 M €.

3/ Les créances sur le Fonds monétaire international ont diminué de 26 M € :

– la position de réserve au FMI a diminué de 15 M € ;
– les avoirs en DTS ont diminué de 11 M €.

Mercredi, 31 mai 2006

Lancement de l’introduction en bourse d’Aéroports de Paris

Thierry Breton, ministre de l’Économie, des finances et de l’industrie annonce le lancement de l’ouverture du capital par introduction en bourse d’Aéroports de Paris le mercredi 31 mai 2006, suite au visa de l’Autorité des marchés financiers sur les modalités de cette opération.

Le Gouvernement a décidé d’ouvrir le capital d’Aéroports de Paris pour permettre à l’entreprise de conforter sa situation financière et d’être en mesure de mobiliser des ressources nouvelles pour financer son développement, et en premier lieu un programme d’investissements sans précédent. D’un montant de plus de 2,7 Md € sur les cinq prochaines années, ces investissements ambitieux sont indispensables pour accroître, conformément aux orientations fixées par le Premier ministre, Dominique de Villepin, l’attractivité de notre territoire. Ils permettront à Aéroports de Paris de conforter sa place comme l’une des principales portes d’entrée de l’Europe et d’être l’un des sites d’échanges les plus performants, à un moment où les autres grands aéroports européens ont tous engagé des programmes de développement importants. Grâce à l’ouverture de son capital, le groupe Aéroports de Paris aura les moyens de se moderniser, de se développer, d’améliorer son efficacité, et d’offrir le meilleur service à ses clients.

Cette introduction en bourse se fera sous la forme d’une augmentation de capital, assortie d’une cession d’actions détenues par l’État. Les titres seront proposés aux particuliers, aux investisseurs institutionnels et aux salariés et anciens salariés du groupe Aéroports de Paris.

Si les conditions de marché le permettent, il sera procédé à la cession d’un maximum de 15,4 millions d’actions et à la création d’un maximum de 14,6 millions d’actions nouvelles (y compris l’offre réservée aux salariés et l’option de surallocation, avant exercice de la clause d’extension).

Le ministre de l’Économie, des finances et de l’industrie pourra en outre décider d’augmenter le nombre de titres cédés par l’État d’un maximum de 4,5 millions d’actions, pour porter le nombre total de titres cédés par l’État à 19,9 millions d’actions (y compris l’offre réservée aux salariés et l’option de surallocation, après exercice de la clause d’extension).

L’opération, avant exercice de la clause d’extension, porterait sur un montant total de 1 217 M €, réparti en 617 M € de cession de l’État et 600 M € d’augmentation de capital (y compris l’offre réservée aux salariés sous hypothèse d’une souscription totale des salariés à l’offre, et après exercice intégral de l’option de surallocation). En cas d’exercice de la clause d’extension, le produit de cession pour l’État serait porté à environ 800 M € (y compris l’offre réservée aux salariés sous hypothèse d’une souscription totale des salariés à cette offre, et après exercice intégral de l’option de surallocation).

Les salariés et anciens salariés d’Aéroports de Paris se verront offrir la possibilité de souscrire jusqu’à 10 % du total de l’offre dans des conditions préférentielles, conformément à la loi.

L’offre destinée aux particuliers se fera sous forme d’une offre à prix ouvert, précédée d’une période de réservation. Ils bénéficieront notamment d’une décote de 1 euro par rapport au prix qui sera offert aux investisseurs institutionnels et seront exonérés des droits de garde pendant 18 mois.

La fourchette de prix indicative pour les actions cédées aux investisseurs institutionnels est de 42,0 à 48,5 euros. La fourchette de prix indicative pour les actions cédées aux investisseurs particuliers est de 41,0 à 47,5 euros.

La période des offres débutera le 31 mai 2006 et devrait s’achever le 14 juin 2006.

À l’issue de ces opérations, sur la base d’un prix par action situé en milieu de fourchette indicative et d’une répartition équilibrée entre l’offre à prix ouvert et le placement global garanti après option de surallocation, après l’offre réservée aux salariés (sous réserve d’une souscription totale par les salariés et y compris les actions gratuites qui leur seront attribuées par l’État dans ce cadre conformément à la loi), et en cas d’exercice intégral de l’option de surallocation, l’État devrait in fine détenir entre 67,4 % du capital d’Aéroports de Paris (en cas d’exercice de la clause d’extension) et 71,6 % (en l’absence d’exercice de la clause d’extension).

Contacts presse :
Cabinet de Thierry BRETON : 01 53 18 41 35

Annexe technique : Introduction en bourse d’Aéroports de Paris

Structure de l’offre

L’offre d’actions d’Aéroports de Paris sera réalisée par :

  • une offre à prix ouvert ;
  • un placement auprès d’investisseurs institutionnels français et étrangers ;
  • une offre réservée aux salariés et anciens salariés du groupe Aéroports de Paris.

L’offre à prix ouvert pourra représenter entre 30 % et 70 % des titres offerts aux institutionnels et aux particuliers avant option de surallocation.

L’offre portera sur un nombre maximum de 10,7 millions d’actions existantes et 12,8 millions d’actions nouvelles (hors offre réservée aux salariés, hors option de surallocation et avant clause d’extension). Le ministre de l’Économie, des finances et de l’industrie pourra en outre décider d’augmenter le nombre de titres cédés par l’État (hors offre réservée aux salariés et avant option de surallocation) d’un maximum de 3,5 millions d’actions pour porter le nombre total de titres cédés par l’Etat à 14,2 millions d’actions (hors offre réservée aux salariés, hors option de surallocation).

Par ailleurs, l’État et la société consentiront aux banques chargées du placement institutionnel une option d’acquisition, de 3,52 millions d’actions au maximum (dont 1,76 millions d’actions existantes et 1,76 millions d’actions nouvelles) avant exercice de la clause d’extension, et de 4,05 millions d’actions au maximum (dont 2,29 millions d’actions existantes et 1,76 millions d’actions nouvelles) après exercice de la clause d’extension, qui pourront être cédées dans le cadre de l’exercice de l’option de surallocation.

Les particuliers

Les personnes de nationalité française ou résidentes ou ayant la qualité de ressortissant d’un État membre de l’Union européenne ou d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen pourront bénéficier pour l’offre à prix ouvert d’une priorité d’achat jusqu’à concurrence de 2 000 euros. Les demandes devront porter sur un minimum de 200 euros.

Dans le cas où la demande de titres sur les ordres prioritaires dépasserait l’offre, l’État devra procéder à une réduction. Toutefois, un ordre passé pendant la période de réservation, s’il devait être réduit, sera au moins deux fois mieux servi qu’un ordre équivalent passé hors période de réservation. Les personnes physiques bénéficieront d’une décote de 1 euro par action et de l’exonération des droits de garde pendant 18 mois.

La période de réservation se déroulera du 31 mai au 12 juin inclus et l’offre à prix ouvert se déroulera du 13 juin au 14 juin inclus.

Les investisseurs institutionnels

Le placement auprès d’investisseurs institutionnels sera effectué selon la procédure de construction d’un livre d’ordres.

Pour faciliter ce processus et conformément aux usages en vigueur pour les introductions en bourse, les établissements bancaires responsables du placement indiquent que le prix des actions cédées aux investisseurs institutionnels pourrait être situé dans une fourchette comprise entre 42,0 euros et 48,5 euros. Cette information est donnée à titre indicatif. Elle ne préjuge pas du prix qui sera finalement retenu.

Les allocations des titres offerts aux investisseurs institutionnels s’effectueront notamment sur la base des critères suivants : la capacité des investisseurs retenus à assurer un développement ordonné du marché secondaire, la quantité demandée et la sensibilité au prix des demandes exprimées par ces investisseurs.

La période d’offre aux investisseurs institutionnels sera de même durée que la période d’offre aux particuliers (période de réservation et période d’offre à prix ouvert).

L’offre réservée aux salariés et anciens salariés du groupe Aéroports de Paris

Conformément à la loi, 10 % des titres de l’offre totale seront proposés dans des conditions préférentielles aux salariés et anciens salariés du groupe Aéroports de Paris, ce qui représente un nombre maximum d’actions compris, suivant les modalités d’exercice de l’option de surallocation, entre 2,6 et 3,0 millions d’actions avant exercice de la clause d’extension et entre 3,0 et 3,5 millions d’actions après exercice de la clause d’extension.

Mercredi, 31 mai 2006

Entrée au capital des nouveaux actionnaires de la SNCM

Thierry BRETON, ministre de l’Economie, des finances et de l’industrie, et Dominique PERBEN, ministre des Transports, de l’équipement, du tourisme et de la mer, se félicitent de l’entrée effective des nouveaux actionnaires Butler Capital Partners et Veolia Transport au capital de la SNCM, intervenue ce jour.

Conformément aux orientations arrêtées par le Premier Ministre, Dominique de VILLEPIN, à l’automne 2005, après les concertations avec les représentants des salariés :

- Butler Capital Partners et Veolia Transport détiendront respectivement 38% et 28% du capital, tandis que 9% du capital pourront être acquis par les salariés, d’ici la fin de l’année, à des conditions préférentielles. L’État conservera 25% du capital, sous le contrôle de la Commission européenne. En cas d’évolution de la participation de Butler Capital Partners ou de l’État, Veolia Transport pourra acquérir la majorité du capital ;

- la société sera administrée par un conseil de surveillance et un directoire. Le conseil de surveillance sera présidé par un représentant de l’État, M. Michel PÉLISSIER, Préfet, jusqu’au résultat de l’appel d’offres en cours pour le service public de desserte de la Corse, puis ensuite par un représentant de Butler Capital Partners ; outre les représentants de Butler Capital Partners, de Veolia Transport et de l’État, le conseil de surveillance comprendra deux représentants des salariés et deux représentants des salariés actionnaires, qui seront prochainement élus selon les modalités prévues par la loi. Le directoire sera composé de personnes désignées par Veolia Transport, opérateur industriel de la compagnie ;

- l’État, à travers la CGMF, participe à l’apurement des pertes et au redressement de la SNCM à travers une recapitalisation préalable de 142,5 M€. Parallèlement, une somme de 38,5 M€ a été apportée à la SNCM et placée sur un compte séquestre afin d’accompagner, dans le respect des engagements pris à l’automne 2005, le projet social qui sera mis en Å“uvre par les nouveaux actionnaires, après que les consultations requises des instances représentatives du personnel auront été menées. Enfin, les nouveaux actionnaires et l’État, via la CGMF, investissent respectivement 35 M€ et 8,75 M€ sous forme de capital ou d’avance en compte courant ;

- la flotte conservera son format actuel à dix navires et le projet industriel des nouveaux actionnaires permettra d’en reprendre la modernisation ;

- la société conservera son siège à Marseille et continuera d’exploiter ses navires sous pavillon français premier registre.

Tous les engagements pris à l’automne 2005 ont donc ainsi été tenus.

L’ensemble de cette opération reste soumis à l’approbation de la Commission européenne au regard des règles en matière d’aide d’État.

Le nouvel actionnariat de la SNCM, porteur d’un projet industriel et social fort et respectueux de l’entreprise et de ses salariés, donne à l’entreprise les moyens nécessaires pour se redresser et reprendre son développement, et crée les conditions pour garantir dans la durée un service public renforcé et de qualité pour la desserte de la Corse.

Thierry BRETON et Dominique PERBEN rendent hommage à l’esprit de responsabilité et de dialogue de tous les partenaires qui ont permis à la SNCM de prendre ce nouveau départ et expriment à l’entreprise, à ses actionnaires et à ses salariés leur confiance pour conduire la compagnie au redressement et au succès.

Contacts Presse
Cabinet de Thierry BRETON : 01 53 18 41 35

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