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Vendredi, 15 septembre 2006

Régimes spéciaux : Fillon et Sarkozy dans la provocation


Les déclarations de François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, candidat UMP à l’élection présidentielle, contre les régimes spéciaux représentent une nouvelle provocation de la part de la droite.

Les Verts estiment que la question des retraites et la sauvegarde du régime par répartition, pilier de la solidarité nationale, méritent mieux que des annonces dont l’objectif est en fait d’opposer à l’approche des échéances électorales les salariés, ceux du public et du privé, ceux qui relèvent du régime général et ceux des régimes spéciaux. C’est une vielle recette de la droite que de s’attaquer à ceux qu’elle qualifie de privilégiés.

Les Verts considèrent que le véritable défi pour l’avenir, c’est le sort des futurs précaires qui n’auront pour vivre à la retraite que le minimum vieillesse.

Le déficit des régimes spéciaux représente entre 2 et 5% du déficit total prévisionnel des retraites jusqu’en 2050. Désigner à la vindicte populaire les régimes spéciaux est pure démagogie. Les Verts rappellent par ailleurs que le déficit s’explique aussi par une politique de compression salariale.

Les Verts rappellent leur attachement au régime par répartition et estiment qu’un régime de retraite doit être universel pour être efficace. Si les différences de situation dans les régimes de retraite posent question, les Verts jugent que tout débat sur les retraites doit être mené avec les organisations syndicales.


Sergio Coronado
Porte-parole


Service de presse
Marjorie Delmond 01 53 19 53 15

Mercredi, 13 septembre 2006

Nicolas Sarkozy veut transformer maires et acteurs sociaux en « sheriffs »

Le projet de loi du ministre de l’intérieur sur la délinquance, présenté à partir de cet après-midi au Sénat, veut transformer  maire et acteurs sociaux en « sheriffs. ».

En effet, le ministre voudrait transformer tous les professionnels de l’éducation, de la prévention et du soin en policiers, sous la houlette du maire. Médecins et infirmiers scolaires seront surveillés par des « comités d’éducation à la santé », parents et assistants sociaux par des « comités pour le respect des droits et devoirs des familles », professeurs par des « cellules de veille éducative ». Ces nouveaux agents de sécurité transmettront au maire - qui n’est tenu par aucun secret professionnel, les noms des graines de délinquants, afin d’en constituer un fichier nominatif.

Les Verts dénoncent la vision policière contenue dans le projet de loi. La France d’après de Nicolas Sarkosy ressemble à un pays sous surveillance policière permanente. Le texte stigmatise les populations en difficulté, en faisant d’elles des  nids de délinquants potentiels, et organise autour des familles tenues pour seules coupables de la délinquance un véritable contrôle social. Le texte met à mal l’ensemble des politiques de prévention en faisant le choix de pénaliser l’ensemble de la vie sociale, sans jamais s’attaquer aux racines des maux. Réprimer est parfois nécessaire, prévenir, c’est mieux.

Le projet de loi est muet sur les moyens dévolus à la réinsertion, aux politiques de suivi et d’accompagnement pour éviter les récidives, aux solutions pour s’attaquer à l’explosion de la population carcérale en France. Élaboré sans aucune concertation, ce texte est une déclaration de défiance à l’égard des acteurs de la prévention. Sans remettre à plat l’ordonnance de 1945, contrairement à ce qu’il avait annoncé, Nicolas Sarkozy durcit encore la justice des mineurs ; il instaure une procédure de comparution immédiate, pour les mineurs de 16-18 ans. De nouvelles sanctions apparaissent également dans le texte, comme l’activité de jour ou l’avertissement solennel.

Les Verts dénoncent un projet de loi, fondé  sur une logique uniquement répressive, qui désigne jeunes et pauvres comme des dangers sociaux.

Sergio Coronado
Porte-parole

Lundi, 11 septembre 2006

Privatisation de GDF : pour Les Verts, c’est NON

Alors que s’ouvre aujourd’hui le débat parlementaire sur le projet de loi portant sur la privatisation de GDF, préparant la fusion GDF/Suez, Les Verts rappellent leur opposition au projet gouvernemental.

Ils considèrent que les premières victimes de cette privatisation, après les salariés de l’entreprise, seront les consommateurs. Les méfaits de la privatisation dans le secteur énergétique sont connus ; ils aboutissent non seulement à une hausse des prix mais aussi à la recherche d’intérêt à court terme. C’est le cas dans des pays comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne. Ce type de processus entraîne aussi un manque d’investissement à long terme.

En faisant le choix, très idéologique, de la privatisation du secteur de l’énergie, le gouvernement se prive de sa capacité à intervenir sur un marché à la fois stratégique et devenu très sensible, il renonce à garantir par la stabilité des prix et le maintien d’un système de péréquation l’accès à l’énergie pour tous.

Enfin, ce secteur demande des investissements à long, voire très long terme. Les entreprises privées n’investissent pas sans un retour rapide de leur investissement. Il est donc nécessaire de maintenir l’énergie dans le secteur public.

Les Verts rappellent leur opposition à la fusion d’entreprises érigée en politique énergétique, leur attachement au maintien de GDF dans le service public, et leur préférence pour une gestion décentralisée voire une régionalisation des services publics de proximité, comme le prévoyait d’ailleurs la loi de 1946 de nationalisation de l’électricité et du gaz.  Ils proposent aussi que l’Etat confie à GDF, sur le temps d’une législature, le soin d’organiser le remplacement des chaudières au fuel des 5 millions de foyers concernés par des procédés utilisant les énergies renouvelables (chaudières à bois, géothermie,…).  Les Verts dénoncent la politique de libéralisation du secteur de l’énergie conduite par le gouvernement. La politique énergétique du gouvernement est irresponsable car elle néglige les véritables enjeux
: l’épuisement de la ressource, son prix, ses conséquences environnementales, ainsi que les conséquences géopolitiques, notamment l’instabilité que crée la dépendance au pétrole et aussi la place du nucléaire et la faiblesse en France des énergies renouvelables. Il convient de préparer l’après-pétrole.

Les Verts estiment que les Français ont droit à un véritable débat. La tentation de recourir au 49.3 serait de la part du gouvernement un déni de démocratie.

Sergio Coronado,
porte-parole


Service de presse
Marjorie Delmond 01 53 19 53 15

Lundi, 31 juillet 2006

Pierre Vidal Naquet s’en est allé

Pierre Vidal Naquet s’en est allé
Communiqué de presse des Verts du 31 juillet 2006

Les Verts ont appris avec une profonde tristesse la mort de Pierre Vidal Naquet.
Citoyen exemplaire, sa vie fut jalonnée d’engagements ; entre la guerre d’Algérie et le droit à l’insoumission, avec le manifeste des 121 ; pour la création d’un Etat palestinien.

Sa plume combattit avec force et talent les négationnistes et les totalitarismes. Intellectuel dans le siècle, il eût l’histoire chevillée au corps, dans une volonté farouche de compréhension totale du monde.

Il laisse une ¦uvre magnifique et multiple, de la Grèce ancienne à l’histoire juive, en passant par l’étude des crises et des crimes contemporains.

Un de ses derniers actes fut de s’indigner devant le supplice du peuple libanais et de réclamer une trêve immédiate.

Sa voix, noble et singulière, manque déjà. Les Verts adressent leurs condoléances les plus sincères à sa famille.

Sergio Coronado, Porte parole


Jeudi, 29 juin 2006

Les représailles israéliennes ne doivent pas enterrer le « plan des prisonniers » palestiniens

Les Verts condamnent la riposte violente et disproportionnée d’Israël à l’enlèvement d’un de ses soldats, Gilad Shalit, par des factions combattantes palestiniennes, à l’occasion de l’attaque d’un poste militaire israélien.

L’arrestation de 64 responsables palestiniens dont 8 ministres, 20 députés et le président du Conseil législatif palestinien est un acte de guerre qui risque d’annihiler l’avancée décisive pour la reprise de négociations de paix que représente la signature, avant-hier, par l’ensemble des partis palestiniens, y compris le Hamas, du « texte des prisonniers » reconnaissant implicitement l’Etat d’Israël. Ces arrestations s’inscrivent dans le cadre d’une intervention militaire massive : 5000 soldats appuyés par des blindés, l’aviation et des hélicoptères de combat ont envahi le sud de la bande de Gaza, des ponts et une centrale électrique ont été détruits, plongeant la zone de Gaza dans le chaos, reculant encore les limites du désespoir de sa population ghettoïsée. Il s’agit d’une véritable punition collective sous le prétexte improbable de la libération de Gilad Shahit

Les Verts condamnent la violence comme arme politique de toutes parts, ils condamnent aussi bien l’enlèvement de Gilad Shalit dont ils demandent la libération, que les atteintes massives aux droits de l’Homme d’Israël, qui détient des milliers de Palestiniens dont de nombreux prisonniers politiques dont ils demandent également la libération. Ils appellent les deux camps à cesser les violences, en rappelant qu’elles font beaucoup plus de victimes palestiniennes qu’israéliennes, et à reprendre le chemin du dialogue.\n

Les Verts observent que cette crise majeure découle de la rupture par le Hamas de la trêve qu’il observait depuis plus d’un an, suite à la mort d’une famille palestinienne, le 9 juin sur la plage de Gaza, attribuée à Israël y compris par les Etats-Unis.

Les Verts rappellent qu’ils soutiennent une solution fondée sur le droit international, sur la justice, la sécurité et la réciprocité, permettant aux peuples israélien et palestinien de vivre côte à côte dans deux Etats aux frontières sûres et reconnues.

Les Verts demandent à La France de saisir le Conseil de Sécurité de l’ONU à ce sujet.

Mercredi, 28 juin 2006

Avec Sarkozy, la surenchère sécuritaire continue

Les Verts condamnent le projet de loi sur la prévention de la délinquance présenté ce matin en Conseil des Ministres par Nicolas Sarkozy. Celui-ci s’inscrit dans une logique ultra-sécuritaire avec pour seul objectif le maintien de l’ordre, sans aucun souci de prévention ni de véritable accompagnement des victimes. La solution préconisée est toujours la même : la prison. Lutter contre les effets sans jamais s’attaquer aux causes sociales de la misère et de la violence.

Les Verts refusent la transformation, proposée dans le projet, du maire en shérif.

Un maire est élu pour impulser des politiques publiques, au contact des services et des professionnels, permettant notamment de venir en aide aux populations en difficulté.

Au sujet des mineurs, Les Verts considèrent qu’il convient de privilégier encore et toujours l’éducation et la justice. Contrairement aux idées reçues, l’ordonnance de 1945 ne favorise pas l’impunité et reste d’actualité : 80% des mineurs présentés une fois à la justice après un délit ne récidivent pas.

Les Verts récusent donc toutes les tentatives d’abaissement de l’âge de majorité pénale ainsi que les pseudo-recettes de l’enfermement et se refusent de laisser croire que l’apprentissage de la responsabilité peut se faire en milieux fermés (centres éducatifs fermés, établissements pénitentiaires pour mineurs).

Les Verts se battront pour l’abrogation de cette loi Sarkozy sur la prévention de la délinquance ainsi que les articles concernant les mineurs dans les deux lois Perben sur la Justice, en cas de victoire de la gauche en 2007.

Les Verts souhaitent en revanche un plan d’urgence passant par la création de 10000 postes d’éducateurs pour la Protection Judiciaire de la Jeunesse, l’Aide Sociale à l’Enfance et  les Clubs de prévention. Par ailleurs, Les Verts veulent généraliser les Maisons de Justice et du Droit, encourager les médiations et les mesures de réparation, privilégier une police de proximité, développer des Maisons de Quartiers, fonder des Maisons des Parents, créer des Écoles de la deuxième chance, intégrer les classes-relais à part entière dans les collèges, instituer dans les programmes scolaires l’apprentissage de notions de Droit, former les enfants à la résolution non-violente. Par ailleurs, Les Verts veulent surtout que soient traitées des causes de l’exclusion qui alimentent la délinquance. Il s’agit donc de bâtir une société solidaire où tout le monde pourra trouver sa place, se sentir ainsi utile à la collectivité, et par conséquence protégera des dérives.

Les Verts rappellent enfin que ce projet de loi est fortement condamné par la majorité des acteurs concernés, juges des enfants et travailleurs sociaux.

Sergio Coronado
Porte-parole

Mercredi, 28 juin 2006

Villepin, comme Chirac, dans le déni des réalités

Le Premier ministre, dans la droite ligne de Jacques Chirac, a dressé lors de sa conférence de presse mensuelle l’éloge de son action.

Il a mimé le volontarisme politique pour mieux masquer son inaction et son impuissance. Impopulaire, dépourvu de véritable soutien au Parlement, combattu par son ministre de l’Intérieur, Dominique de Villepin apparaît, malgré le soutien de Jacques Chirac, sans autre projet que celui de rester en place.

Sans véritables propositions, son discours fut une succession de commentaires. L’annonce faite par le Président de la République de la fusion GDF-SUEZ est confirmée. Sur les autres sujets, le flou règne.

Le Premier ministre n’a retrouvé le sens des réalités qu’en confirmant son absence d’ambition présidentielle.


Sergio Coronado
Porte-parole

Mardi, 27 juin 2006

Procès de militants anti-OGM: Les Verts scandalisés

Les Verts sont scandalisés par la décision de la cour d’appel d’Orléans qui a condamné mardi à 2 mois de prison ferme Jean-Emile Sanchez, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, et à 2 mois avec sursis 48 autres « faucheurs volontaires” dont de nombreux responsables Verts, notamment Francine Bavay, Yves Contassot, Alain Dorange et Dominique Plancke, tous relaxés en première instance pour le fauchage de parcelles de maïs génétiquement modifié dans le Loiret en 2004 et 2005.

La décision de la cour d’appel vient d’enterrer le principe de précaution et de bafouer l’état de nécessité qui avait été reconnu en première instance.

Les Verts constatent que la criminalisation des faucheurs volontaires s’accentue. Ils apportent leur soutien au mouvement et à l’ensemble des condamnés, particulièrement à Jean-Emile Sanchez, ayant écopé de deux mois fermes.

Face à ce déni de justice, les Verts répondront par la désobéissance civile.

Sergio Coronado
Porte-parole


Service de presse
Marjorie Delmond 01 53 19 53 15

Lundi, 26 juin 2006

En visite dans les Vosges, Yann Wehrling dénonce avec les élus locaux des Verts la construction en terres chiraquiennes de centrales électriques au financement douteux

Les Verts remettent en cause la construction de 3 centrales de production d’électricité à partir de biomasse, sans cogénération, prévue en terres chiraquiennes et s’interrogent publiquement sur l’opacité de leur financement.

Suite à un appel d’offre lancé par le ministère de l’industrie en 2003 pour la réalisation de centrales de production d’électricité à partir de biomasse, 14 projets ont été retenus. Trois d’entre eux sont réalisés sans cogénération par la même société en terres chiraquiennes - celles de Christian Poncelet dans les Vosges et de Bernadette Chirac en Corrèze.

Les Verts se demandent publiquement à qui profite la réalisation de ces projets. Sans cogénération, ces centrales n’ont aucun intérêt écologique, économique ou énergétique. Les Verts craignent que ces projets ne discréditent la filière de production d’énergie par biomasse.

Le montage financier de ces projets est flou. Les fonds propres de la société SOFFIMAT s’élèvent à 2,5 millions d’euros, leur provenance est opaque et le montant total des investissements s’élève à 165 millions d’euros. Quelle sera la part de chacun des intervenants publics et privés dans cette affaire ?

L’utilité de ces centrales est largement contestable.

Ces trois centrales sont nuisibles d’un point de vue écologique. Elles ne développent pas de cogénération, contrairement aux autres projets biomasse développés en France actuellement. Elles induiront une augmentation du transport routier, avec son cortège de nuisances. Les centrales décupleront les émissions de gaz polluants, notamment des gaz cancérigènes comme le Nox.

Ces trois centrales sont nocives économiquement. Leur exploitation perturbera les approvisionnements de la filière « bois ». Ces deux centrales consommeront 400 000 des 430 000 tonnes de la production régionale potentielle ! Pourtant, la filière bois est déjà fragilisée par la crise énergétique actuelle. Il faut la préserver, pas la déstabiliser. Tout laisse à penser que ces centrales devront brûler non pas du bois mais des déchets en provenance de France et de l’étranger.

Ces trois centrales ont peu d’intérêt d’un point de vue énergétique. La même puissance électrique pourrait être développée dans les Vosges à des coûts inférieurs avec deux parcs éoliens de 10 unités chacun que le Préfet des Vosges refuse. Enfin, le rendement des centrales - de l’ordre de 25% - est médiocre. L’ADEME ne recommande d’ailleurs pas de développer à l’heure actuelle la filière biomasse sans cogénération. Les Verts craignent que l’ensemble de la filière biomasse soit discréditée.

Après l’affaire Clearstream, après l’affaire Guy Drut, après l’affaire du CSA, la chiraquie nous réserve un nouveau scandale - et rappelle quelle est sa vision de l’écologie : une posture de salon.

Les Verts

Lundi, 26 juin 2006

EPR : les Verts inquiets des valses hésitations du Parti Socialiste

Les Verts ont lu avec étonnement les déclarations à la presse de Bernard Cazeneuve, désormais candidat à l’investiture socialiste dans la circonscription de Cherbourg.

Cette situation appelle une clarification sans ambiguïté du Parti socialiste, et ce au plus haut niveau, s’agissant d’une question cruciale de la politique énergétique de notre pays. L’EPR, ce n’est pas une controverse locale ou régionale, c’est un enjeu national : à cette fin, les Verts pas plus que les citoyens n’admettront qu’il existe une vérité à Cherbourg et une autre à Paris.

Les Verts demandent donc au Parti socialiste de confirmer son opposition à la construction de l’EPR.

Les Verts rappellent par ailleurs que, quelque opinion qu’on se fasse sur l’EPR, le premier devoir de ceux et celles qui prétendent gouverner autrement que la droite, brutale et autoritaire, devrait être de dénoncer la manière dont on impose aujourd’hui ce projet, y compris en cherchant à intimider ses opposants (voir l’arrestation de Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire).

Parce qu’il est la condition d’une large victoire à gauche, Les Verts souhaitent qu’un accord sur le fond puisse être conclu avec le Parti socialiste. Cet accord ne pourra clairement pas se faire à n’importe quel prix, et devra notamment comporter de sérieuses ruptures en matière de politique énergétique et inclure en particulier, conformément d’ailleurs à la position jusqu’ici affichée par le PS, l’arrêt de la construction de l’EPR.

Yann Wehrling, secrétaire national des Verts
Mickaël Marie, secrétaire régional des Verts Basse-Normandie

Lundi, 26 juin 2006

Faucheurs volontaires du Loiret, que cesse la répression

Les Verts exigent la libération immédiate de tous les faucheurs volontaires mis en garde à vue à l’issue de l’action de replantage de maïs sain dans un champ du Loiret.

Les Verts rappellent que l’action non-violente des faucheurs a pour but de continuer de lancer l’alerte sur les dangers que représente la culture de plante OGM en plein champs et sur la nécessité de faire appliquer le principe de précaution. Les Verts s’inquiètent qu’alors même que la justice commence à donner raison aux faucheurs, une répression devenue désormais systématique contre tout acte de désobéissance civile soit mise en place.

Les Verts continuent de soutenir ces actions, indispensables pour préserver l’avenir de notre planète et appellent l’ensemble des citoyens et des citoyennes à se mobiliser sur cette question.

Les Verts

Lundi, 26 juin 2006

Quand Ségolène Royal double Nicolas Sarkozy sur sa droite, la double peine revient par la gauche !


Jusqu’où ira Ségolène Royal ? Après avoir préconisé l’encadrement militaire des jeunes délinquants et la présence d’adultes chargés de faire régner « l’ordre juste » dans les classes aux côtés des professeurs, là voilà qui propose la double peine !

Dans un entretien au journal Le Monde, elle propose purement et simplement de « reconduire systématiquement hors de France, à leur sortie de prison, les délinquants dangereux ». Bref, après la prison, les délinquants étrangers « arrivés depuis peu » en France n’auront pas fini de purger leur dette et seront expulsés dans la foulée.

Cette déclaration est inquiétante. La délinquance des étrangers appelle les mêmes réponses que celle des Français, sans discrimination. La double peine n’est qu’une « préférence nationale » qui ne dit pas son nom.

Jean Desessard, sénateur de Paris

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