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Vendredi, 9 mai 2008

Lundi de Pentecôte, retour aux origines

Le lundi de Pentecôte redevient férié et chômé : l’Assemblée nationale et le Sénat l’ont confirmé par une loi entrée en vigueur le 2 mai. Bref retour sur la mise en place mouvementée d’une journée de solidarité, et rappel des origines de la fête religieuse.

 

Après la canicule de l’été 2003, qui fit 15 000 morts chez les personnes âgées et handicapées, une loi instituée le 30 juin 2004 prévoyait la mise en place d’une “journée de solidarité”. Elle devait servir à financer l’amélioration de l’autonomie et des conditions de vie des personnes dépendantes. Le principe était que chaque salarié devait offrir une journée de salaire par an, en travaillant un jour de plus ; le choix de ce jour était à négocier avec l’employeur et fut fixé par défaut au lundi de Pentecôte.

La mise en oeuvre pratique de cette journée fut un vrai casse-tête. Par suite, en 2008 un nouveau texte a été étudié au Parlement, proposant une journée de solidarité “à la carte”, sans référence au lundi de Pentecôte. Les modalités pratiques seraient définies au sein de chaque entreprise ou service. Cette proposition de loi a été adoptée par les députés le 26 mars et approuvée par le sénat le 9 avril. Entrée en vigueur le 2 mai, elle est donc applicable dès l’année 2008, le lundi de Pentecôte tombant le 12 mai. Cette disposition a été plutôt bien accueillie, tout en maintenant la mesure de solidarité qui a tout de même permis de récolter deux milliards d’euros par an.

Du côté des Eglises, le retour au lundi de Pentecôte non travaillé est aussi reçu favorablement. Cette journée leur permet traditionnellement d’organiser des pélerinages. Ses responsables avaient souhaité son rétablissement, tout en étant sensibles au devoir de solidarité envers les personnes dépendantes.

La Pentecôte est une très ancienne fête juive et chrétienne. Signifiant étymologiquement “cinquantième jour” (pentecostê hêmera en grec), elle est célébrée cinquante jours après Pâques. Chez les Juifs elle fait mémoire de la remise des Tables de la Loi (ou dix Commandements) par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï, après la libération du peuple hébreu retenu en Egypte pendant quatre cents ans (Ex., 20).

Pour les chrétiens, la Pentecôte est également la fête de la descente de l’Esprit-Saint sur les apôtres. Cinquante jours après l’Ascension définitive de Jésus-Christ vers le Ciel, ses disciples étaient réunis à Jérusalem lorsqu’ils virent apparaître une grande flamme, se diviser et se poser sur leurs têtes. Inspirés à cet instant, ils se mirent à parler abondamment à la foule, discourant en plusieurs langues sur la vie du Christ et sur ses oeuvres (Ac., 2). A partir de ce jour, les apôtres ne cessèrent plus de parler, suscitant de très nombreuses conversions. Le jour de la Pentecôte marque le véritable début de l’expansion du christianisme, qui dès lors se diffusa dans le monde entier.

L’essor de cet élan d’évangélisation est perçu par les chrétiens comme étant l’oeuvre du Saint-Esprit. Celui-ci est la troisième personne d’un Dieu unique constitué de trois personnes indissociables : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. On attribue au Saint-Esprit la force spirituelle révélatrice. Ainsi, toute personne qui témoigne de sa foi chrétienne est supposée agir sous l’inspiration de l’Esprit-Saint.

Lundi, 17 mars 2008

La datation du Linceul de Turin remise en question

Le directeur du laboratoire d’Oxford, Christopher Bronk Ramsey, a reconnu lors d’une interview à la BBC que les résultats de la datation du Linceul de Turin au carbone 14 pourraient bien être remis en cause.

Selon le journal italien “La Stampa” du 26 janvier 2008, et le valaisien “Le Nouvelliste” du 1er mars 2008, le directeur de l’institut de l’accélérateur radiocarbone d’Oxford, Christopher Bronk Ramsey, vient d’admettre que la datation effectuée en 1988, qui faisait remonter la relique au Moyen-Age, était peut-être fausse. “Nous nous sommes peut-être trompés” a-t-il déclaré au micro de la BBC. Il soulève le fait que les prélèvements auraient été effectués sur des parties du linceul partiellement raccomodées, donc non représentatives du tissu d’origine. En outre, il est conscient que “la relique ne nous est pas parvenue dans un conteneur scellé” : de nombreuses fois manipulé au cours de son histoire, le Linceul a pu subir d’importantes pollutions en matière organique, faussant sa teneur en carbone 14.

En 1988, trois laboratoires (Oxford, Zurich et Tucson) avaient analysé des échantillons du célèbre “Saint Suaire” par la méthode du radiocarbone. Les trois concluaient que le tissu avait été tissé entre 1260 et 1390, et qu’il ne pouvait donc pas s’agir du Linceul ayant enveloppé le corps de Jésus de Nazareth après sa crucifixion.

L’annonce de ce résultat avait créé la surprise, car il était en contradiction avec toutes les autres études faites sur le même objet, et qui le donnaient alors comme authentique. Ces travaux faisaient appel à plusieurs disciplines scientifiques, et ils se poursuivent d’ailleurs encore aujourd’hui. Voici quelques observations faites sur le tissu : image d’un corps humain nettement visible en négatif ; traces de blessures correspondant à une crucifixion ; propriétés tridimensionnelles de l’image ; absence de teinture ; pollens incrustés provenant de Jérusalem ; sang humain collé au tissu ; images de pièces de monnaie antiques sur les yeux ; traces de boue sous les pieds ; lettres inscrites autour du visage …

D’autres éléments allaient à l’encontre du résultat de la datation proprement dit. Il a d’abord été contesté parce que le protocole d’analyse préalablement défini n’aurait pas été respecté. Ensuite, on a rappelé l’existence d’objets anciens qui “témoignent” de l’existence antérieure du Linceul. Par exemple, un manuscrit du XIIème siècle appelé le Codex de Pray représente correctement le Linceul, ce qui implique qu’il existait déjà au XIIème siècle. Il faut aussi signaler l’existence d’un autre tissu parfaitement identique au Linceul, fabriqué selon les experts dans le même atelier en Israël et dont l’âge antique est attesté. Enfin, une étude faite en 2005 a montré que les échantillons analysés au carbone 14 n’étaient pas d’origine, en se fondant sur l’absence d’un composé végétal, la vanilline, qui met au moins 1300 ans pour disparaître.

La récente déclaration du directeur de l’institut d’Oxford, qui avait participé au travail de datation, risque de faire rebondir le débat entre les tenants et les opposants de l’authenticité. Mais même si elle va dans le sens de l’authenticité, de nombreuses questions restent encore en suspens. Malgré toutes les investigations déjà menées, le Linceul de Turin demeure enveloppé de mystère.

Mardi, 26 février 2008

Forum européen des étudiants et universitaires en Avignon à l’écoute du pape Benoît XVI

Le samedi 1er mars 2008 se tiendra au palais des papes et à la cathédrale d’Avignon, la 6ème Journée Européenne des Universités et Grandes Ecoles. Cette rencontre aura lieu dans plusieurs villes européennes et américaines simultanément. Les participants pourront notamment assister en direct à l’intervention du pape, qui s’adressera à eux en plusieurs langues.

Pour la première fois, le célèbre palais des papes avignonnais recevra, ce samedi 1er mars, plus de 500 étudiants et universitaires venus de France et d’Europe pour réfléchir et échanger sur le thème : “Europe et Amériques, ensemble, pour construire la Civilisation de l’Amour”. Avec un sous-thème : “L’espérance ne déçoit pas”. Organisé par le Bureau de la Pastorale Universitaire du Diocèse de Rome, et par le Conseil des Conférences Episcopales d’Europe (CCEE), ce forum se déroulera simultanément dans une dizaine de villes d’Europe et d’Amérique : Avignon, Bucarest, Edimbourg, Naples, Tolède, Aparecida, Mexico, La Havane, New York, Loja et Minsk.

La vaste salle du conclave du palais des papes servira le matin de salle de conférences. Plusieurs interventions seront faites par des personnalités, séparées par des moments de détente et d’échange. L’après-midi, après une visite des stands et une dernière conférence, les participants rejoindront vers 17 heures la cathédrale Notre-Dame-des-Doms pour une prière mariale, en liaison hertienne avec le pape Benoît XVI. Le Saint-Père s’adressera ensuite aux jeunes en plusieurs langues depuis le Vatican. Plusieurs chaînes télévisées retransmettront l’évènement, dont la chaîne française catholique KTO. La journée s’achèvera par une messe célébrée à 19 heures par l’évêque d’Avignon, Mgr Jean-Pierre Cattenoz.

Cette journée inédite en France est ouverte à tous les étudiants et universitaires, mais aussi aux terminales et élèves des classes préparatoires. La simultanéité de cet évènement dans plusieurs villes doit lui donner un caractère de communion, évoquant l’ambiance des JMJ. D’une certaine manière, le monumental palais des papes retrouvera pour un jour sa vocation première, avec cet évènement d’Eglise de portée internationale.

Mardi, 19 février 2008

Reconnaissance officielle des apparitions de Notre-Dame du Laus

Le dimanche 4 mai 2008, au cours d’une célébration, l’évêque de Gap prononcera le décret reconnaissant officiellement le caractère surnaturel des apparitions de la Vierge Marie à Benoîte Rencurel à Notre-Dame-du-Laus. Cette bergère aurait vu la Sainte Vierge pendant cinquante-trois ans, de 1664 à 1718.

Blotti sur un splendide flanc de montagne verdoyant à dix kilomètres au sud-est de Gap, le sanctuaire Notre-Dame-du-Laus est le lieu où, de 1664 à 1718, la bergère Benoîte Rencurel aurait été témoin d’apparitions répétées de la Vierge Marie. D’abord situé dans son village natal, Saint-Etienne d’Avançon, puis ensuite sur la colline du Laus située en face, le récit que Benoîte fait de ses visions ne manque pas de surnaturel : longues conversations avec Marie, visions du Christ en croix, douleurs évoquant la crucifixion, persécutions du démon, interventions d’anges. Elles s’accompagnent de signes visibles : guérisons miraculeuses, prophéties particulières, afflux de pèlerins, conversions nombreuses.

Sur les lieux fut construit à partir de 1666 un sanctuaire important, qui reçoit aujourd’hui encore près de 100 000 visiteurs par an. Outre une vaste basilique, il comprend une hôtellerie de 450 places, des salles de conférences et plusieurs campings.

Aujourd’hui, une enquête menée depuis trois ans en vue de la reconnaissance officielle par l’Eglise catholique de ces apparitions, est achevée. Elle est le fruit du travail mené par les pères René Combal et Bertrand Gournay. L’annonce de cette reconnaissance prochaine a été faite le samedi 8 septembre 2007 par l’évêque de Gap, Mgr Jean-Michel Di Falco Léandri, devant 1500 personnes et en présence de Mgr Renato Boccardo, secrétaire général de la Cité du Vatican.

Le décret de “reconnaissance du caractère surnaturel concernant les apparitions de Marie à Benoîte Rencurel”, qui sera officiellement promulgué le 4 mai 2008 au cours d’une messe télévisée, sera une étape vers la béatification de la voyante. En 1872, Benoîte Rencurel avait été proclamée “Vénérable servante de Dieu”.

 

Samedi, 5 janvier 2008

150ème anniversaire des apparitions de Lourdes

Le sanctuaire Notre-Dame de Lourdes a inauguré samedi 8 décembre 2007 les célébrations marquant le 150ème anniversaire des apparitions de Lourdes. Elles se poursuivront pendant une année, durant laquelle une visite en France du pape Benoît XVI est prévue.
Le 8 décembre, 20 000 pèlerins se sont rendus en procession à la grotte de Massabielle, dans laquelle la jeune Bernadette Soubirous a vu la Vierge à 18 reprises, du 11 février au 16 juillet 1858.

A l’occasion de cet anniversaire, on célébrera jusqu’au 8 décembre 2008 l’année du Jubilé, qui sera marquée par des fêtes liturgiques et des grands rassemblements. Le point d’orgue en sera la venue à Lourdes du pape Benoît XVI, “certainement à l’automne 2008″, a indiqué Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes.

Le 8 décembre est la fête de la Vierge Marie, le jour de l’Immaculée Conception. C’est sous cette appellation que la Vierge s’est présentée à Bernadette.

Environ huit millions de pèlerins sont attendus pour l’Année jubilaire à Lourdes. Les organisateurs ont souhaité un Jubilé “simple” et étendu sur une année, afin de permettre au plus grand nombre d’y participer.

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