Ingrid Nováková, spécialiste international, 1er mai 2025
La fête nationale des Îles Marshall, célébrée le 1er mai, marque l’adoption de la constitution marshallaise en 1979, donnant au pays son autonomie après 32 ans sous administration américaine en tant que territoire sous tutelle des Nations unies.
Les Îles Marshall ont obtenu leur indépendance le 21 octobre 1986, après avoir été sous domination étrangère pendant plus d’un siècle. Colonisées par l’Empire espagnol au XVIe siècle, elles sont cédées à l’Allemagne en 1885, puis occupées par le Japon pendant la Première Guerre mondiale. Après la Seconde Guerre mondiale, elles deviennent un territoire sous tutelle des Nations unies, administré par les États-Unis dans le cadre du Trust Territory of the Pacific Islands. Durant cette période, les Américains utilisent l’atoll de Bikini et celui d’Enewetak pour mener plus de 60 essais nucléaires entre 1946 et 1958.
Le processus d’indépendance commence avec l’adoption d’une constitution propre en 1979, instaurant la République des Îles Marshall avec un président élu. C’est Amata Kabua qui devient le premier président du pays. Le tournant a eu lieu en 1982 avec la signature du Compact of Free Association avec les États-Unis, un accord qui garantit une assistance financière américaine en échange de droits militaires dans l’archipel. Cet accord entre en vigueur le 21 octobre 1986, date officielle de l’indépendance. Depuis, les Îles Marshall siègent à l’ONU et entretiennent des relations diplomatiques internationales, bien que leur économie reste fortement dépendante de l’aide américaine et des revenus de la pêche et de la vente de pavillons de complaisance.
À Majuro, la capitale, la journée débute par une cérémonie devant le Capitol Building, où le président prononce un discours sur l’histoire et l’avenir du pays. Un défilé militaire suit cette cérémonie, avec la participation des forces de l’ordre, des pompiers et des associations de jeunes comme les scouts. Dans les îles extérieures, comme à Ebeye ou Jaluit, se déroulent des courses de pirogues à balancier. La fête est aussi une occasion de rencontres familiales, où l’on partage des plats typiques tels que le bōbō (pudding de riz au lait de coco), le ma (poisson mariné aux agrumes) et le bwiro (bananes fermentées).